25 ans de Color Pro : nouveaux matériaux et économies d’énergies chez le peintre industriel
Publié le 13 janv. 2026 - Écrit par Tiphaine Ruppert-Abbadi
L’entreprise de peinture industrielle Color Pro, basée à Exincourt (25), a célébré en 2025 ses 25 ans. À son actif, une vingtaine de salariés, 3 500 m² de locaux, 3 lignes de peinture poudre, 1 cabine de peinture liquide et 2,5 M€ de chiffre d’affaires. Présente sur les secteurs du mobilier urbain, de l’industrie, du traitement des déchets, du bâtiment, plus marginalement dans celui de l’automobile, et de la rénovation chez les particuliers, elle souhaite s’ouvrir au ferroviaire et à l’énergie, notamment nucléaire. "Ce sont des domaines à forte valeur ajoutée dans lesquels nous sommes peu présents. Par exemple, nous rénovons le tramway de Lyon pour Alstom", indique Stéphane Cubaynes, directeur général de Color Pro.
La société maîtrise la globalité de sa chaîne de valeur et offre un processus de sablage, grenaillage, dégraissage, accrochage, peinture au pistolet, décrochage 100% manuel. Les pièces peintes, unitaires, en petites et moyennes séries (20 à 30 pièces/semaine), peuvent mesurer jusqu’à 7,50 m et peser jusqu’à 2 T, grâce à des cabines adaptées à ces éléments monumentaux. "Ces dimensions un peu hors norme nous différencient de nos concurrents." Il s’agit souvent de bâtis de machine industrielle.
Le thermoplastique comme alternative à l’époxy
Depuis 2024, Color Pro travaille le thermoplastique. Tout comme l’époxy, ce revêtement de surface plastique s’applique au pistolet, mais sur pièce chaude. Le temps de cuisson est plus court. Le revêtement peut atteindre une épaisseur supérieure : entre 250 et 300 µ pour le thermoplastique contre 60 à 80 pour l’époxy. "C’est un matériau plus souple, plus résistant à l’abrasion et aux chocs, avec une meilleure tenue dans le temps. Il est particulièrement indiqué pour les pièces immergées, pour les piscines notamment, et montre aussi son intérêt pour le mobilier urbain."
L’investissement passe aussi par un pilotage plus fin de la production : la société projette de mettre en place un ERP pour optimiser son organisation. L’optimisation est également énergétique. "La réduction de notre consommation est un axe réel de développement. Nous avons bénéficié d’un diagnostic éco-flux réalisé par Bpifrance. Les premiers changements ont été de passer à l’éclairage LED, d’acheter une compacteuse à carton pour faire de ce déchet une source de revenu, de trier nos déchets à la source (leur émission a été divisée par 2) et de souscrire à un contrat d’effacement."
L’équipe attend par ailleurs une nouvelle cabine de peinture pour remplacer un matériel vieillissant "qui consomme 2 fois plus que les autres". Et le dirigeant de reprendre : "Que ce soit sur les températures de cuisson plus basses (170°C au lieu de 200°C) ou des poudres intégrant des composés bio sourcés, il y a actuellement beaucoup d’innovation dans le domaine de la peinture industrielle".