Industrie

Pour ses 50 ans, Polypack veut développer l’emballage vertueux

Publié le 08 sept. 2023, Modifié le 27 oct. 2023 - Écrit par Tiphaine Ruppert-Abbadi

Avec 8 employés, la société Polypack, basée en périphérie bisontine, est une entreprise à taille humaine et le revendique. Est-ce cela qui permet au grossiste et conseiller en emballage industriel de perdurer depuis un demi-siècle ? L’anné 2023 marque en effet le cinquantenaire de la Société franc-comtoise d’emballage - Polypack, fondée en 1973 par le père de Thomas Lutz, l’actuel dirigeant. "Il a racheté Polypack qui existait depuis 1936 et proposait du papier kraft et de la ficelle, les matériaux de l’époque. Il a suivi les évolutions de matériaux, l’adhésif ou le polyéthylène transformé, et des machines qui se sont développées pour l’industrie et le commerce" explique-t-il.

Évoluer, anticiper et accompagner, c’est que continue de faire l’entreprise, afin d’offrir à ses clients des solutions nouvelles ou des améliorations sur l’existant. Par exemple, en les aidant à s’équiper. "Nous avons placé beaucoup de machines à gonfler des coussins en plastique pour le calage, en remplacement des chips de polystyrène dont les stocks étaient très volumineux" indique Thomas Lutz.

De plus, si le carton reste indétrônable en termes de coût et d’environnement et que l’on assiste au grand retour de la caisse en bois, le plastique occupe une place prépondérante, notamment dans l’alimentaire. La société propose des films en polypropylène et polyuréthane d’une épaisseur de 9 µ ou d’autres, étirables sur palette pour 3 fois la longueur de la bobine. L’heure est à la réduction à la source. Une démarche qui s’impose dans la pratique : "On essaye de ne garder que ce qui est utile au rôle premier de l’emballage : protéger le produit. Sur certaines bobines de film, on enlève le mandrin en carton car il contient beaucoup de colle et ne se recycle pas" illustre le dirigeant.

Coller aux tendances se révèle un enjeu majeur. Le marché français de l’emballage est sous tension avec la flambée des coûts de matières, avant même le début de la guerre en Ukraine, que la crise énergétique a entretenue. La production des clients, elle, a ralenti. Dans ce contexte, "l’emballage est une variable d’ajustement. On fonctionne à flux tendu". Les 1 200 m² de capacité de stockage assure la réactivité de l’entreprise franc-comtoise face aux commandes.

Polypack tire aussi son épingle du jeu grâce au local. "Nous travaillons principalement avec des entreprises de la région, des grands groupes comme Urgo aux toutes petites entreprises. Nous sommes multifacettes et notre service technique est présent sur le terrain pour répondre aux besoins de maintenance et de conseils de nos clients. Polypack est reconnu comme un acteur de proximité essentiel dans les machines pour filmer, cercler, souder et fermeture par adhésif mais aussi de marquage jet d’encre." 

Pour l’approvisionnement en consommables et en machines, Thomas Lutz privilégie les fournisseurs de proximité, comme la Cartonnerie bisontine, entre autres, français et européens (Allemagne et Italie). À l’occasion des 50 ans, il devrait annoncer les orientations prochaines : moins de matière, mais des matériaux plus performants et des produits plus ciblés.

 

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