Julien Cannard avait déjà reçu plusieurs propositions mais n’avait jamais sérieusement pensé à vendre. "Depuis 2017, nous connaissons une forte croissance. En 2024, une nouvelle sollicitation m’a permis sa voir ce que je ne voulais pas pour Beboost. C’est une entreprise à taille humaine avec une forte par d’affect, il me paraissait difficile de la céder à une personne extérieure", détaille l’ancien gérant de la société spécialisée dans le marquage d’objets et de vêtements professionnels, située à Rioz (70).
D’autant que la repreneuse potentielle est là devant ses yeux : Clarisse Bon, en alternance chez Beboost depuis 2017, d’abord en BTS Négociation et digitalisation de la relation client, puis en licence Commerce, vente et marketing. "Clarisse est très performante et a très bien évolué chez nous. En 2021, elle est devenue responsable commerciale. Je lui sentais le talent et l’énergie. Nous avons pris le temps de mûrir le projet." De son côté, la jeune femme relate : "Durant ma formation, j’ai découvert l’univers passionnant du vêtement de travail, du textile d’image et des goodies. En 2024, Julien m’a proposé de reprendre Beboost."
Développer le marché suisse et la digitalisation
Officiellement présidente depuis le 19 mars 2026, Clarisse Bon est désormais à la tête d’un outil de production de 20 collaborateurs (dont 5 apprentis). Le chiffre d’affaires actuel s’élève à 2,5 M€ et devrait atteindre 4 M€ d’ici trois ans. La repreneuse souhaite continuer à maintenir localement un savoir-faire exigent en matière de broderie, impression, sublimation, tampographie, gravure laser et transfert DTF. L’entreprise a notamment travailler à la relocalisation des métiers de la broderie et couture industrielles.
Par ailleurs, "Beboost veut être un partenaire clé dans la digitalisation des processus d’achats des entreprises. Notre ambition est de simplifier et d’optimiser la gestion des approvisionnements internes grâce à des solutions sur mesure. Actuellement, nous mettons en place des boutiques en ligne pour les entreprises, ce qui leur offre permet de gagner de temps de manière significative, de réduire les stocks et mieux maîtriser les coûts", indique la gérante.
Parmi les autres projets, le développement de Beboost en Suisse. "C’est une implantation qui a à peine un an, mais le taux de croissance est déjà deux fois supérieur en Suisse pour 2026. Cela nous permet une montée en gamme car le marché y est plus mature concernant la durabilité et la sécurité des équipements, et le confort au travail", complète Julien Cannard, qui reste associé minoritaire.
Des dossiers stimulants pour la repreneuse déjà « pleinement investie dans la croissance de l’entreprise » depuis de nombreuses années.