Avec plus de 4 000 tonnes d’acier travaillées chaque année, C.Tech a creusé son sillon. En 25 ans, l’entreprise de Dannemarie-sur-Crête (25), spécialisée dans la chaudronnerie, la mécanosoudure, la serrurerie et la métallerie, a fédéré un réseau de sous-traitants indépendants en Europe et en Turquie, capable d’accompagner les industriels dans la réalisation de pièces techniques industrielles et mécaniques complexes. "Nous choisissons nos partenaires pour leurs savoir-faire complémentaires, leur fiabilité et leur niveau d’exigence, en fonction des projets, des contraintes techniques, des délais et des matériaux. Cette organisation nous permet de conjuguer flexibilité industrielle, maîtrise technique et compétitivité", détaille David Baumer, le CEO. Et d’ajouter :"Nous sommes basés en France, portons l’entière responsabilité du projet et garantissons un résultat conforme, dans les délais et au niveau de qualité attendu. Pour nos clients, cela change tout : ils n’ont pas à gérer la complexité liée à l’international."
L’intégrateur industriel est présent dans de multiples secteurs d’activités : ferroviaire, aéroportuaire, naval, aérospatial, automobile, énergie, construction ou encore manutention et agriculture. Depuis 2024, C.Tech adresse aussi le nucléaire. Un virage stratégique même si, pour l’heure, ce marché ne constitue qu’une petite partie de l’activité de la société. Elle vise notamment l’obtention de la précieuse norme ISO 19443 (qualité et sûreté nucléaire) dans le courant du premier semestre 2026. "Nous sommes actuellement en phase de structuration."
Première mission : participer au démantèlement de Fessenheim
Les adhésions récentes au cluster Nuclear Valley et au Gifen s’inscrit directement dans cette dynamique d’accélération : elle permet à l’entreprise de pénétrer un écosystème structuré mais aussi de nouer des collaborations avec d’autres acteurs. Par ailleurs, "être membre du pôle renforce notre positionnement sur un marché très normé où la confiance et les référencements sont essentiels".
Parmi les premières réalisations concrètes, la participation au démantèlement de la centrale de Fessenheim, plus particulièrement au retrait des générateurs de vapeur (en mai 2026). "Pour cette étape phare, nous avons produit un basculeur destiné à la manutention des générateurs de vapeur. C’est une pièce complexe répondant à des contraintes très strictes en termes de tenue mécanique, traçabilité, contrôles qualité..." C.Tech a eu deux mois pour préparer, fabriquer et valider « une pièce que personne n'avait encore faite », ainsi que l’ensemble complet, un chariot et des rails, dans lequel elle s’intègre. Un premier projet jugé encourageant par le dirigeant : "Les essais en usine ont été concluants. Cela confirme que notre modèle est pertinent pour ce type de projets complexes et multi-intervenants et que notre niveau d’exigence technique est en adéquation avec les standards du nucléaire."
Le secteur représente aujourd’hui un véritable levier de montée en compétence et de structuration interne pour la société.
Le nucléaire n’est pas le seul domaine où C.Tech entend progresser. À horizon 2027, elle souhaite voir aboutir ses parcours EcoVadis et ISO 14001, dans le cadre de sa politique RSE. Elle souhaite aussi consolider son modèle d’intégrateur industriel et son positionnement hybride entre proximité client et compétitivité.