Industrie

40 ans de Steim : savoir se renouveler face aux difficultés de l’industrie automobile

Publié le 20 janv. 2026, Modifié le 20 janv. 2026 - Écrit par Tiphaine Ruppert-Abbadi

"Nous sommes électriciens industriels depuis 40 ans, essentiellement pour l’automobile et l’énergie. Jusqu’à maintenant c’est de cela que Steim a vécu." Pierre Loviton a fondé Steim en 1985 à Chèvremont (90). L’entreprise d’études et de réalisations dans les domaines de l’électricité industrielle, de l’automatisme et de la robotique a en effet rapidement intégré les panels de PSA, Alstom et General Electric, respectivement en 1989, 1990 et 1998. Pour le secteur automobile, l’entreprise équipe les lignes de production. Pour celui de l’énergie, elle s’est spécialisée dans l’instrumentation industrielle, notamment dans le domaine des turbines à gaz et des alternateurs.

Une stratégie basée sur la diversification

Cependant, elle passe le cap de la quarantaine sous le signe de la diversification de son activité, une stratégie initiée il y a déjà quelques années. "C’est probablement ce qui nous sauvera face au contexte du marché automobile", reprend le dirigeant. Steim intervient ainsi désormais pour le secteur tertiaire, sur des savoir-faire s’étendant des infrastructures à la maintenance, en passant par l’aménagement ou la sécurisation des sites. En la matière, elle opère en tant que sous-traitante pour de gros groupes comme Siemens, sur les études, l’achat, la réalisation, les aspects réglementaires et la certification. "Nous offrons une prestation clé en main sur tout le parcours incendie", résume Pierre Loviton.

Cap sur les énergies renouvelables

Forte de son antériorité dans l’énergie, c’est assez naturellement que l’entreprise s’est orientée vers les renouvelables. Depuis 2023, elle a ajouté à son panel de compétences l’étude, l’installation et la maintenance de bornes de recharge pour véhicules électriques. Ses installateurs sont habilités IRVE (Afnor). En 2025, elle a également reçu l’agrément pour l’étude et l’installation de projets photovoltaïques (certification RGE), principalement à destination de l’industrie et des équipements sportifs. Elle vient d’enregistrer ses premières commandes.

Un partenaire R&D

Depuis 2018, date à laquelle elle a été agréée Crédit Impôt Recherche (CIR), Steim revendique aussi son expertise en matière de recherche et développement pour accompagner ses partenaires sur ses métiers historiques, l’automatisation et la robotisation. "Il y a 10 ans, nous avons recruté un responsable R&D issu de l’UTBM, qui chapeaute un atelier et un laboratoire, employant 3 personnes à temps plein." L’entreprise avait déjà développé un système de repérage automatique. Aujourd’hui, elle est en passe de finaliser son travail sur l’hydrogène. "Cela devrait aboutir fin 2026-début 2027. Cela vient combler un besoin non satisfait chez les utilisateurs d’hydrogène, de gros groupes qui nous ont appuyés dans nos recherches. Pour viser ce type de développement, il y a forcément des débouchés. "

Un personnel formé

Nouveaux marchés, nouveaux débouchés… Pour faire face à cette diversification menée bon train et garantir la continuité de service, 2026 sera consacrée à la formation. Sur 65 personnes travaillant au sein du groupe, 40 seront formées en vue de pouvoir s’adapter à ce nouveau besoin de polyvalence.

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