Depuis la toute première édition initiée par Ici Besançon en 2014, les 24 heures du temps, sont devenues le rendez-vous des savoir-faire horlogers. Une célébration orchestrée par le Grand Besançon Métropole, soutenue par le Département, la Région, rassemblant les marques horlogères, formations et métiers, animations et conférences et accueillant chaque année quelque 15 000 visiteurs. La 12ème édition, les 20 et 21 juin prochains au Palais Granvelle, à la fois événement grand public et temps fort de la filière régionale sera consacré au vintage. "Beaucoup de marques, dans de nombreux domaines, revisitent leur passé, leur patrimoine et leurs modèles. C’est aussi le cas en horlogerie", note Monique Gosselin, cheffe de projet au sein du Grand Besançon.
En plus de la bourse horlogère et de la vente aux enchères, des ateliers permettront aux visiteurs de découvrir plusieurs savoir-faire techniques tels l’assemblage de composants horlogers, la peinture miniature sur cadran, ou l’anglage. "Les établissements de formation sont très actifs pour montrer qu’en horlogerie, il est possible d’apprendre un métier et de trouver un emploi sur le territoire."
L’observatoire de Besançon et des laboratoires comme Femto-ST seront présents pour témoigner de la vitalité du secteur, tourné vers l’innovation.
Une édition tournée vers la coopération
Les 24 heures du temps se veulent un espace-temps propice aux synergies professionnelles. "Nous souhaitons aussi offrir un cadre de réflexion prospective et de coopération entre acteurs, mais également faciliter les rencontres entre futurs partenaires ou même entre jeunes en cours de formation et futurs employeurs", reprend la cheffe de projet. Pour les acteurs de l’horlogerie, la manifestation commencera donc dès le 19 juin, avec le 3ème Sommet interprofessionnel en horlogerie et en mécanique d’art organisé par Ryma Hatahet, restauratrice du patrimoine spécialisée dans les arts du métal et l’horlogerie ancienne, et une soirée réservée aux professionnels dans le cadre du musée des Beaux-Arts sur le thème ″collaboration, coopération, transmission″. La transmission des savoir-faire et des outils de production, avec le départ en retraite des baby-boomers, représente en effet un enjeu de taille pour de nombreuses entreprises. L’horlogerie n’en n’est pas exempte.
Un sujet au cœur des activités de l’association Arc horloger qui tiendra son assemblée générale le 20 juin. Née de l’inscription des savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité de l’Unesco, elle œuvre à pérenniser et à promouvoir ces métiers et pratiques au sein de l’arc jurassien franco-suisse. Et Monique Gosselin de conclure : "Innovation, recherche-formation, entrepreneuriat, nous avons la possibilité d’inventer ensemble de nouveaux modèles de coopération territoriale ou inter-entreprises. Il en va de la visibilité de ce patrimoine séculaire, qui est aussi le socle de nouvelles technologies d’avant-garde !"