La société Reparalux célébrera ses 70 ans à la mi-septembre 2026 avec, à sa tête, une 4ème génération déjà solidement installée. À 34 ans, Julien Humbert-Droz revendique 20 années d'expérience dans le métier. Elle a conservé l'ADN de Marcel Humbert-Droz, horloger suisse de renom qui, en 1956, choisit d'assembler et de réparer ses premières montres dans son atelier de la rue Mégevand, au centre-ville de Besançon, après avoir été l'un des plus proches collaborateurs de Fred Lip. Une autre rencontre, celle de Jean Humbert-Droz, fils de Marcel, et de Gérard Mantion, l'une des grandes figures de l'histoire industrielle bisontine et fondateur de Maty, va accélérer le développement de Reparalux. "Mon grand-père déménage l'entreprise en 1965 au 1er étage de la tour Maty pour devenir, notamment, l'atelier de fabrication des montres de la marque. Nous avons compté jusqu'à 80 horlogers, fabriquant plus de 1 000 montres par jour", retrace Frédéric Humbert-Droz, représentant de la 3ème génération et présent dans l'entreprise familiale depuis 1980.
L'arrivée de l'oscillateur à quartz dans les années 1970 plonge l'horlogerie française dans une profonde crise. Reparalux est contrainte de se séparer des trois-quarts de ses effectifs. Elle doit sa survie au développement de son activité de service après-vente pour de grandes marques horlogères haut de gamme, dont Chaumet figure parmi les premières.
Une première montre Humbert-Droz en 2016
En 2013, Julien Humbert-Droz, qui a commencé à travailler dans l'entreprise familiale à l'âge de 14 ans, devenant, grâce à une dérogation, le plus jeune apprenti horloger de France, obtient son brevet des métiers d'art de l'horlogerie. Son ambition est alors de créer une montre "maison". Trois ans plus tard, à l'occasion des 60 ans de l'entreprise, l'arrière-petit-fils concrétise son rêve en lançant ses premières collections, HD1, HD2 et HD3, produites à quelques centaines d'exemplaires. L'histoire des montres Humbert-Droz est née. En 2020, une nouvelle rencontre marque un tournant dans l'histoire de Reparalux. Julien Humbert-Droz convainc Jean-Claude Eggen, dirigeant de la manufacture chaux-de-fonnière La Joux-Perret, de lui confier le montage complet, y compris le collage du spiral, de son mouvement automatique G100 dans les modèles Humbert-Droz.
L'écosystème de Reparalux s'enrichit ensuite, en 2022, d'un nouveau partenariat avec la société bisontine Roland Bailly, chargée de décorer et de personnaliser certains composants de ce mouvement. La jeune marque horlogère française développe également ses premières collaborations, notamment en 2025 avec l'apnéiste français Maxime Goix. "La montre HD9 Deep Pro est dédiée aux plongées les plus extrêmes. Elle se distingue par son étanchéité à 200 mètres, son verre saphir et sa réserve de marche de 68 heures grâce à son remarquable mouvement G100 de la manufacture La Joux-Perret", décrit avec passion Frédéric Humbert-Droz.
Le cycliste professionnel bisontin Romain Grégoire, sacré champion de France le 28 juin dernier, porte quant à lui la HD10. "La masse oscillante représente un cycliste. C'est un merveilleux travail réalisé par l'entreprise Roland Bailly. Le bracelet, avec ses surpiqûres bleues, est quant à lui signé Jean Rousseau, autre partenaire local", précise Frédéric Humbert-Droz.
Ce double anniversaire, les 70 ans de Reparalux et les 10 ans de la marque Humbert-Droz, rime naturellement avec une nouvelle création du maître horloger : la HD9 Vintage, dont le tirage sera limité à... 70 exemplaires.