C'est un nouveau dirigeant qui va accompagner la société MGO (Mécanique Générale Outillage) pour son entrée dans sa quatrième décennie. Reprise en 2018 par Michel Reveillon, ce dernier a choisi de céder son entreprise implantée sur 2 sites en Bourgogne Franche-Comté (Varanges en Côte d'Or et Gray en Haute-Saône) à Cyril Cloppet, ingénieur de formation à l'ENSMM et fondateur, dès la sortie de ces études, de la société VariaPower spécialisée dans la conception et fabrication de variateurs de vitesse mécanique à haut rendement. "Ma recherche portait sur une reprise, soit d'un bureau d'études mécaniques situé à moins de 2h de Besançon soit d'une entreprise de mécanique générale de 10 à 20 salariés. Je suis tombé sur l'annonce de la vente de MGO sur le site Fusacq en mai 2024. On a signé la L.O.I. avec Michel Reveillon en juillet 2024 et la reprise officielle s'est faite en fin d'année 2024. Le cédant a choisi de vendre à un indépendant et non à un groupe", précise Cyril Clopet, aujourd'hui âgé de 38 ans.
Quelques mois après cette reprise, le jeune dirigeant mesure la chance d'être à la tête d'une entreprise structurée, entourée d’une équipe investie. "Mon prédécesseur avait fortement investi dans la modernisation du parc-machines. Je suis aujourd'hui plus sur l'amélioration de process. Nous avons pour objectif d'obtenir la norme ISO 9001 à horizon d'un an", explique le jeune dirigeant.
"Nous avons un savoir-faire apprécié dans la reprise d'usinage sur châssis"
MGO a construit sa réputation dans l'usinage de pièces techniques de petite et grande dimension, mais aussi en rectification, électro-érosion, brunissage, mécano-soudure, assemblage. "C'est une entreprise qui, avec ses deux unités de production très complémentaires, va se positionner sur de la petite pièce qui tient dans une main, produite à Varanges, jusqu'à de la pièce de 4 m de long réalisée à Gray. Ce site a été fortement modernisé. Nous avons un savoir-faire apprécié dans la reprise d'usinage sur châssis", ajoute Cyril Clopet.
La société qui compte 25 salariés (9 en Haute-Saône et 16 en Côte-d'Or) réalise un chiffre d'affaires de 3 millions d'euros que le repreneur espère passer à 4 millions à horizon 2030.