L’entreprise Patois Bernard Galvanoplastie s’agrandit pour laisser plus de place aux opérations de contrôle
Publié le 07 janv. 2026, Modifié le 07 janv. 2026 - Écrit par Tiphaine Ruppert-Abbadi
C’est pour accompagner la croissance de ses clients dans le luxe (maroquinerie, bijouterie-joaillerie et lunetterie) et réorganiser ses flux, que la société Patois Bernard Galvanoplastie (Frambouhans – 25) a décidé d’agrandir ses locaux historiques. Créée en 1970, l’entreprise de galvanoplastie classée ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) s’étend désormais sur 500 m².
Fournisseur de rang 2, elle traite des métaux comme le zamak, les alliages cuivreux, le laiton, l’inox et les aciers doux. Les recouvrements de surfaces se font à base de rhodium, palladium et argent pour les traitements en blanc, et de ruthénium pour les teintes plus foncées. Elle propose des traitements or, prisés des clients malgré leur coût plus élevé : jaune et rose 18 carats (5N), couleurs 1 à 4N en 24 carats pour les finitions… Elle réalise au global environ 2,5 millions de pièces par an.
Dans sa partie basse, l’extension de 170 m² servira à stocker du matériel et accueillera, à l’étage, les bureaux et la partie contrôle, majeure dans l’organisation, assurée 5 des 12 salariés de l’entreprise. "Nous procédons à des contrôles manuels avant traitement afin de vérifier l’intégrité de la pièce, et en fin de process pour s’assurer de l’homogénéité du traitement (pas de voile blanc, pas de piqûre de bain, etc.). Notre intervention est certes technique mais aussi esthétique pour nos clients qui ont une exigence zéro défauts", indique David Patois, le dirigeant. Soucieux de la qualité de vie au travail, ce dernier a mis l’accent a été mis sur l’ergonomie, afin de réduire au maximum les risques de troubles musculosquelettiques (TMS) : "Tous les postes de travail sont individualisés, adaptables, réglables en hauteur électriquement et bénéficient d’un éclairage approprié".
Un site sécurisé et une meilleure traçabilité
Cet agrandissement, qui a nécessité un investissement de 500 000 €, n’est pas la seule démarche initiée au sein de la société, qui a aussi travaillé à la sécurisation de son site (installation d’un sas verrouillé) pour répondre aux demandes des grandes marques de luxe.
Par ailleurs, le suivi de production, en cours de digitalisation, se fera désormais sur tablette afin de diminuer les marges d’erreurs et d’améliorer la traçabilité des pièces. Enfin, Patois Bernard Galvanoplastie est passé à un procédé de lavage des pièces avant traitement sur résine, afin de diminuer sa consommation d’eau.
Le chiffre d’affaires 2025 s’élève à 4 M€, en baisse par rapport à l’exercice 2024 particulièrement faste (4,6 M€). "Le ralentissement du marché, entre autres lié à la situation politico-économique, impacte aussi le luxe. Nos clients ne se savent pas comment se positionner et ont du mal à se projeter", constate David Patois qui espère que les investissements au sein de son entreprise lui permettront de gagner de nouveaux marchés.